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1 août 2016

Sous ma plume : La Norme et la Marge

Nouveau thème, nouveau(x) texte(s) avec une contrainte supplémentaire : caser 3 mots imposés.

Le thème d'aujourd'hui : la Norme et la Marge

Les 3 mots à caser : fesses, chocolat, paon

Bon et bien, c'est parti!


Baltiss n'aimait pas la Société. Cette Société qui l'avait rejettée, mais pas suffisamment pour la laisser libre de partir. Ici, dans son monde, la Société était divisée en 3 castes : les Normaux, les Anormaux, et, entre les 2, les Marginaux.
Les Normaux et les Anormaux ne se rencontraient pas, ne se voyaient pas. Illes vivaient chacun dans des parties séparées de la ville. Dans toutes les villes, tous les villages, cette organisation spatiale étaient obligatoire.La partie Normale, décorée comme la queue d'un paon, la partie Anormal, terne et éteinte.

La Société se protégeaient de ces êtres qu'elle ne comprenait pas, qui étaient si inadaptés à son fonctionnement. Mais n'était ce pas plutôt la Société qui ne s'adaptait pas à tous ses membres? Pour autant elle ne les laissaient pas en paix et exploitait sans scrupules leurs capacités individuelles, au profit des Normaux.
Les Anormaux étaient surveillés, dirigés, dominés par la Garde. Ils cultivaient la terre, élevaient les animaux, fabriquaient les vêtements. Mais illes formaient entre elleux une sorte de société parallèle, indépendante des Normaux. Illes avaient leurs propres règles, leurs propres lois, leurs propres dirigeant.e.s, même s'illes restaient assujettis aux Normaux.

Aucune révolte n'était possible, ni même imaginable. Les Normaux gardaient pour eux la technologie, les armes les plus meurtrières. La Société Anormale était une société agraire, à la technologie basique. Quelques dirigeants Anormaux avaient tenté de mobiliser leur peuple pour gagner leur liberté, gagner des droits. Les livres d'Histoire parlaient encore des massacres qui en avaient résulté... Depuis, les Anormaux vivaient résignés, soumis, accoutumés à leur sort. Si les Normaux ne les pillaient pas systématiquement, sous couvert de "dîmes de protections", ils auraient pu apprécier leur vie. Mais la Garde venait et prenait ce qu'ils voulaient : nourriture, fourrures, tissus, objets,... Les Anormaux récoltaient le cacao, et ignoraient totalement la saveur d'un carré de chocolat...

Et, entre ces 2 mondes, on trouvait les Marginaux. Coincé.e.s entre deux mondes, coincé.e.s entre deux sociétés, reconnu.e.s par aucune. Ainsi allaient les Marginaux. Illes vivaient entre les mondes.

Baltiss était une Marginale. Sa famille, des Normaux, l'avait complètement rejetée à l'annonce du résultat de ses tests.

Les tests, l'unique chose qu'avaient en commun tous les humains de la planète. Les tests, qui définissaient qui vous étiez et comment vous alliez vivre tout le reste de votre existence. Les tests, que tout jeune humain.e passaient à son 15ème anniversaire, en tremblant d'angoisse.
Tous voulaient être Normaux. La majorité l'étaient. Mais une minorité était déclarée Anormale. Et une minorité encore plus infime était... Marginale.
Raillé.e.s par les Normaux, méprisé.e.s par les Anormaux, les Marginaux n'avaient leur place nulle part. La Société les rejetait, les déclarant inadaptable. A elleux on confiait le sale boulot, trop sensible pour être confier aux Anormaux, trop honteux, méprisable, pour être accompli par les Normaux, comme par exemple... la Garde, composée entièrement de Marginaux.

Il en était ainsi depuis des siècles et des siècles, depuis que le Gouvernement Central existait, depuis que les Normaux ne formaient plus qu'un seul peuple, que l'on avait aboli les frontières et les pays...
Mais dans l'ombre, la colère et la rage des Marginaux grondait. Peut être qu'un jour, l'Humanité ne ferait réellement plus qu'une, sans rejeter un seul de ses enfants. Peut être... Un jour...
Que les Normaux prennent garde à leurs fesses, la révolte n'allait pas tarder. Peut être...

Bon, je suis pas du tout satisfaite mais je trouvais pas d'autre angle d'attaque. Mais ça ressemble vraiment trop à des histoires déjà lues... Manque d'originalité totale... Pffff...

4 commentaires:

  1. Bonjour ! J'ai bien aimé, même si je suis plus adepte des incipits qui nous jettent directement dans l'histoire d'un personnage . Et justement j'ai bien aimé l'ouverture du texte, on a envie d'en savoir plus sur Baltiss et ce qui lui est arrivé ! Aussi, pourquoi ne pas choisir des noms de communautés un peu plus imagés, plus subtils ? Le thème me plaît. Il va y avoir une suite ??

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    1. Merci pour le commentaire!
      Je ne sais pas encore si j'aurai le temps et l'inspiration pour faire une suite, mais j'aimerai bien, notamment pour développer le personnage de Baltiss. En général, en début d'histoire, j'ai besoin de poser la société dans laquelle évoluent les personnages dans ma tête.
      Pour les noms des communauté pas subtils du tout, je ne sais pas trop, peut être pour renforcer le sentiment de malaise face à ce genre de société injuste. Et aussi parce que, qu'est ce que la normalité, comment la définit on? C'est une question à laquelle il n'y a pas de réponse pour moi car je trouve que la normalité n'est jamais qu'une convention sociale. On peut toujours être l'Anormal de quelqu'un non? Du coup, en laissant les bases floues, ça amène un petit quelque chose qui force à réfléchir sur la notion de normalité je trouve. Enfin, je crois. ^^

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    2. Oui c'est vrai. Le terme de normalité peut paraître clair et bien défini alors que justement c'est propre à chaque société ! Bon du coup j'ai encore plus envie de connaître la suite. Merci d'avoir répondu :)

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    3. c'est moi qui te remercie. Ca m'encourage à continuer et ça me motive à donner une suite à ce texte. ^^

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