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21 août 2021

Azran (character design 17)

 source d'inspiration : https://www.artstation.com/artwork/WkKJE

 


 

Je suis le vent.
Je suis le froid.
Ma venue est synonyme de cris et de pleurs. Je ne suis qu'un instrument de mort. A qui la faute ? Je n'ai jamais connu que cela. Je n'ai été élevé, éduqué, que pour cela. Mes cheveux blancs et mes yeux de glace paralysent ceux qui me croisent. Mon corps porte les stigmates de mes combats passés. Assassin. Je suis un assassin, un serviteur de La Muette. On a tué mes émotions dans l’œuf afin que mes lames n'hésitent jamais. Et jusqu'à présent, je n'ai jamais tremblé au moment d’asséner le coup fatal. Femme, enfant, vieillard, homme dans la force de l'âge. Peu m'importe. Nous finirons tous par mourir, certains plus vite que d'autres. Je n'ai pas à juger. Je ne suis qu'un instrument. Qui sait, peut être même suis-je parfois un instrument de miséricorde en épargnant à mes cibles une vie de misère et de souffrance. Qui sait.
Alors pourquoi... Pourquoi ce soir, mon corps frissonne ? Pourquoi moi, Azran le Tigre, je n'arrive pas à abattre mes épées ?
Je suis figé, presque tremblant, mon regard captif du sien. Lentement, mes mains retombent à mes cotés, vaincues. Pour la première fois, j'hésite. Pour la première fois... je ne veux pas accomplir mon devoir.
Je me mordille nerveusement la lèvre, ne sachant que faire, tandis qu'elle me fixe toujours de son regard plein de larmes. Un regard bleu... Un regard dans lequel je crois retrouver un petit garçon effrayé que j'avais oublié.
Je m'accroupis face à elle, qui retient silencieusement ses sanglots. Ses yeux s'écarquillent d'étonnement et je sais que je suis fichu. Pour la première fois, je vais échouer... Je sais ce que cela signifie. Pour moi, la mort. Pour elle, un simple sursis.
Pour la première fois, j'envisage la possibilité d'une autre vie que cette suite de meurtres. Soudain, mon esprit s'ouvre, se met à réfléchir, analyser, anticiper, afin de chercher une solution, pour elle et moi.
Il nous faut fuir, partir. Vite et loin. Si je n'arrive pas à la tuer, je décide de prendre cela comme un signe que mon rôle est de la protéger. Personne ne touchera à un de ses cheveux devant moi.
Sans un mot, je lui tends une main qu'elle saisit après plusieurs longues secondes d'hésitations. Je ne suis même surpris qu'elle accepte aussi vite. Aussitôt, je l'attire contre moi et me relève, l'enfant dans les bras. Quelques instants plus tard, notre fuite a commencé. Il ne faudra pas longtemps que qu'Ils réalisent. Il ne faudra pas longtemps pour que la Traque se lance à mes trousses. Je le sais. Habituellement, c'était moi qui la menais.


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