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31 janv. 2014

Le retour de la bibli!

A ne pas confondre avec le retour de la momie, même si c'est un peu ma rubrique morte-vivante. ^^'

Alors, quoi qu'elle a lu ce mois-ci la farfa (en dehors de ses cours)

Bon, on va causer Heroic-fantasy ce mois-ci. (pour changer) (oui je sais ça fait 2 fois "ce mois-ci" c'est pas terrible.)

J'ai lu du Pierre Bottero :

 La Quête d'Ewilan, épopée héroïque qui mets en scène une jeune fille, malheureuse dans sa famille adoptive (qui l'a adopté pour toucher un héritage...) qui se découvre un pouvoir étrange. Avec son meilleur ami, elle va mystérieusement se retrouver dans un autre monde, étrange et dangereux et je ne vous en dit pas plus histoire de ne pas spoiler.
J'ai franchement beaucoup aimé et là, dès que je peux, j'emprunte la suite à la médiathèque. <3




Un trèèès bon livre de Charlotte Bousquet (auteure que je ne connaissais pas du tout) :

La marque de la bête : Reprise du conte "Peau d'âne", cette version est bien plus proche, pour moi, du message réel du conte. Le père de l'héroïne a peu à peu sombré dans la folie après la mort de sa femme. Sa fille est élevée comme une "sauvageonne" par rapport aux autres filles de la noblesse : elle part seule à cheval dans la forêt etc. Un jour, son père tente de la violer et, en se défendant, elle le tue. Elle s'enfuit alors, emportant avec la peau de la bête démoniaque que son père avait tué peu avant sa naissance et qui, curieusement, lui apporte du réconfort. Dans l'espoir de se libérer des démons de son passé, elle vend son âme au diable. Mais une rencontre inattendue dans la forêt va la déchirer entre sa tentation de succomber à la bête et devenir une créature de la nuit, libre et sauvage, et revenir à la civilisation pour partager sa vie avec le jeune homme dont elle tombe amoureuse. Qui l'emportera? La nature ou la civilisation? La liberté ou l'amour? Et si la vérité était un peu plus complexe que celà?


Et à 45minutes près, c'est bien la bibliothèque de Janvier que je vous offre! Youhouhou!!!


Bonne lecture!

8 janv. 2014

La dépression, ce tabou qui ne doit plus en être un

Je vais te faire une confession. Aujourd'hui, on va pas parler choupi et bisounours attitude. Non, aujourd'hui, on va parler d'un truc grave : la dépression.

Je pense que j'ai fait une dépression après la naissance de Surprise. (Sache le, l'hypothyroïdie est une VRAIE saloperie qui te flingue le moral mais bien hein, elle fait pas semblant...)

Je n'ai jamais osé en parler, je sais que si certains de mes proches tombent sur cet article, il risque de leur faire mal. Non pas qu'ils aient quelque chose à se reprocher (bien sûr que non!) mais c'est toujours douloureux de se retrouver impuissant devant la souffrance d'une personne aimée. (Et je sais de quoi je parle.)
Je pense mais je n'en suis pas sûre car aucun médecin, jusqu'à tout récemment, n'a prononcé le mot. (je surkiffe ma nouvelle MG. Vive les MG! Les MG je vous aime! (surtout ma mienne à moi.^^))

Après la naissance de Surprise, j'avais la patate, mais vraiment hein! Genre 2 mois après je remontais sur les tatamis. (si pas plus tôt mais je me souviens mal.) La dépression du post-partum : connais pas. Et puis je me suis mise à avoir des petits bobos, petites douleurs, rien de grave, mais du coup, la motivation du tatami s'est effritée. J'ai commencé à sortir de moins en moins de chez moi, fatigue, manque d'entrain, tout ça. Petit à petit, je me suis enfermée chez moi avec mon bébé. J'ai repris le poids perdu après la grossesse. L'adulte à qui je parlais le plus, en dehors de Phil, c'était la pharmacienne.

Petit à petit je me suis mise à me déprécier, à me détester. J'en suis arrivée à avoir des moments où je me haïssais carrément.

Phil a assisté à la débâcle, perdu et impuissant. On n'en a jamais vraiment reparlé mais je crois qu'arrivé à un stade, il a eu vraiment peur pour moi. A ce stade là, je lui disais régulièrement qu'il vaudrait mieux qu'il m'arrive quelque chose, que comme ça il pourrait se trouver quelqu'un de bien, qui serait une meilleure mère pour Surprise.

Oui c'est violent. Oui ça fait mal. Et crois moi, repenser à ça n'est pas agréable.

Heureusement, HEUREUSEMENT! il a été là, il a tiré la sonnette d'alarme. Je crois même qu'à un moment il a parlé à ma mère. A eux deux, ils ont réussi à me convaincre que j'avais besoin d'aide, que non, c'était pas moi qui était d'une nullité sans nom.
Parce que oui, pour moi, c'était ma faute, à moi toute seule, j'étais chiante, invivable, nulle comme mère et comme compagne, inintéressante.
Ok je partais avec déjà des problèmes d'estime de moi probablement, mais là, la petite braise s'est transformé en énorme feu de forêt. De ceux qui font des ravages.

Heureusement, j'ai réussi à les laisser me convaincre de voir quelqu'un. Heureusement, cette MG a de suite pensé hypothyroïdie. Heureusement (et gros coup de bol) le premier dosage fut le bon.

Malheureusement, cette MG n'a pas pensé à me conseiller une aide psychologique, m'a dit que tout s'arrangerait avec le temps, une fois équilibrée niveau thyroïde et m'a plus ou moins relâchée dans la nature.

A aucun moment le mot qui fait peur, le mot "dépression" n'a été prononcé. A la base, j'allais quand même voir la toubib pour lui dire que le moral c'était pas ça (et m’effondrer en pleurs après 30secondes environ.)

Ça a été mieux. Un peu.  Mais j'ai gardé mes kilos (et rencontrer de ce fait gros con de nutritionniste de merde qui aurait pu me refoutre en dépression avec ses conneries.). J'ai gardé une estime de moi qui mangeait les pissenlits par la racine. J'ai réussi à me requinquer un peu, avec l'aide de Phil, assez pour surnager et ne pas me noyer.
Mais je continuais à avoir des pétages de cables réguliers, à me détester, avoir envie de me faire du mal, pour me punir d'être aussi nulle, de faire souffrir ceux que j'aimais.

On a déménagé, ça a été mieux. Mais ce n'étais pas encore ça.

Un jour j'ai franchi le pas, et été voir une psychologue. 6 mois de thérapie. Probablement trop court mais ça m'a déjà fait du bien.

Un jour j'ai franchi un autre pas et ait pris mon courage à deux mains pour parler avec ma nouvelle MG (que j'aime et que jamais je change, sauf si elle part à la retraite). Je suis restée une heure en salle de consult. Elle m'a fait comprendre que si j'avais l'impression d'avoir eu une dépression, c'était probablement le cas. Elle m'a parlé antidépresseur, m'a expliqué, a dédramatisé, et surtout, ne m'a pas fait la morale et la leçon et m'a laissé libre, entièrement libre de ma décision.
J'ai fait une cure de 5-6 mois, avec arrêt progressif.

(petit apparté : ma principale crainte était de devenir dépendante et de ne plus jamais réussir à me passer d'antidépresseurs. Après discussion avec une amie interne en psychiatrie, je sais maintenant que les antidépresseurs ne rendent pas dépendant. Par contre faut pas les arrêter brutalement. Ce qui a plus de risque d'entrainer une dépendance, ce sont les anxiolytiques et les somnifères. Voilà voilà)

Maintenant ça va mieux. J'ai avancé et repris pieds. J'ai repris le contrôle sur ma vie. Je vais bien. Ce n'est pas encore parfait, je suis encore un peu fragile mais ça va quand même beaucoup mieux. (disons que pour moi, dans ma tête, c'est le jour et la nuit quoi.)

Pourquoi je parle de tout ça?

Parce que la dépression fait peur. Parce que la dépression est insidieuse, une vraie saloperie qui vous ronge petit à petit jusqu'à vous démolir. Parce que la dépression est un grand tabou et vu, vécu comme une marque de faiblesse.
Ce n'est pas vrai. Les dépressifs ne sont pas des faibles. Ce sont des gens qui ont perdus pieds, pour une raison  ou pour une autre, et qu'on n'a pas à juger. Ils ont perdu pieds, petit à petit, et ont essayé de ne dérangé personne, de ne pas tirer la sonnette d'alarme. Parce que dans leur tête, tout ça, c'est leur faute.
N'essayer pas de raisonner un dépressif, c'est inutile.
Mais soyez bienveillants, répétez lui que c'est quelqu'un de bien, qu'il a juste besoin d'aide parce que la vie s'acharne un peu là, et que c'est pas sa faute. Il ne vous croira sans doute pas. Mais à force de le dire, il se laissera ans doute convaincre.
Un dépressif n'a pas besoin de leçon de morale, de coup de pied au cul ou autre chose du genre. Un dépressif a besoin de votre amour, de votre soutien et de votre aide.

La dépression est une maladie, pas un signe de faiblesse.

Et si, toi qui me lis, tu as l'impression de te noyer, de ne pas aller bien, de ne pas être à la hauteur ou que sais-je encore sache que tout ça est faux. Tu n'es pas faible, tu n'es pas nul, mais tu as besoin qu'on t'aide. Et ce n'est pas faillir que d'en prendre conscience et de l'accepter. Au contraire, c'est extraordinairement courageux.

Ne restez pas seul dans votre douleur.

La dépression est une maladie. Elle ne doit pas rester tabou.

Si je me suis dévoilée autant, si j'ai écrit ici le pan le plus noir de ma vie, ce n'est pas par exhibitionnisme ni pour qu'on me plaigne ou qu'on me félicite de m'en être sortie. C'est pour cette maladie cesse d'être taboue, honteuse. Que l'on puisse en parler et que ceux qui en ont besoin trouve de l'aide. C'est aussi pour expliquer à leur proches que tous les conseils, les remontages de bretelles les "Nan mais ça va pas de dire des conneries pareilles" n'aide pas.
Je sais qu'on a peur quand on voit un proche dans cet état, qu'on voudrait croire qu'en lui secouant un peu les puces il/elle va se reprendre. Mais ça ne marche pas comme ça.




PS : Vous aurez la gentillesse de pardonner les fautes de français. Cet article vient du cœur et je n'ai pas osé le relire, de crainte de ne plus oser le publier. Merci

Pis parce qu'il explique ça bien mieux que moi, et en bd en plus, tu vas me faire le plaisir d'aller lire EN ENTIER cette BD du Pharmachien.