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18 mai 2012

Capricieux? Non, juste émotif et un caractère bien affirmé!

Surprise est un très mignon petit garçon. Si si! Je suis tout à fait objective! La preuve, il fait craquer plein de monde dans la rue... quand il veut et qu'il est de bon poil...

Parc que voilà, mon petit bout à moi (et à son papa ;) ), mon bébé d'amour, mon choupinou, outre une bouille à croquer, des yeux pétillants et un bon coup de fourchette, a aussi hérité le coté bastognard de son père (aka, il est têtu comme une mule (désolée Cabriole, n'y voit rien de perso...)) et mon caractère.... quelque peu.... bon, disons les choses honnêtement, j'ai un vrai caractère de cochon quand je m'y mets.
Alors imagine le combo têtu/caractère de cochon... Voilà t'as compris le souci. Dès que quelque chose ne va pas comme il veut, Mr beugle... quasi littéralement. Un jouet hors de portée, un biscuit qui tarde à arriver, une couche à changer quand Mr voudrait jouer... c'est les hurlements...(et les jets de joujoux/doudous/etc) La crise ne dure jamais très longtemps, mais tu peux en avoir un certain nombre dans la journée...

D'ailleurs, si t'as une adresse pour des tympans à pas cher, on est preneur avec Phil. Et si t'as de la patience en rab, tu nous intéresses aussi.

On a essayé tout ce à quoi on a pu penser : la patience (au bout d'un moment, ça ne marche plus, je te le dis tout net, non, une maman ou un papa n'a pas un stock inépuisable. Par contre, le stock s'autoreconstitue, ça, c'est cool...), l'ignorer, le mettre au coin dans son lit ou son miniparc, rouspéter, discuter, expliquer, consoler,... si la source de la frustration ne cède pas, on en a pour quelques minutes de brisage d'ovaires de tympans.

Va argumenter avec un petit bout de 19 mois toi... d'autant que ses crises, elles ont fait leur apparition vers 14-15 mois... La fameuse crise d'oppostition? Probablement pas au début. Mais un enfant, qui comme tous les enfants de son âge, est totalement incapable de gérer la frustration. C'est normal, tout à fait normal, ce ne sont pas des caprices... je le sais... Mais qu'est ce que c'est chiant usant en attendant.

Alors j'ai essayé de voir si mon bouquin "J'ai tout essayé" avait une piste pour nous aider et apaiser non seulement Surprise, mais aussi nos tympans et nos nerfs bordel! et là, ben je me suis dis qu'on avait pas la tête sortie du sable (comme dit Guenièvre dans Kameloot).

Pour les 18-24 mois , on a (entre autre)  (déjà, la phase s'appelle "le non de l'enfant", ça dit tout!):

-Elle/Il s'oppose :
 bon ça encore, je pense que ça va. Il est en général de bonne composition. Bien sûr, parfois, tu veux le mettre au lit, il ne veut pas ; tu veux sortir, il ne veut pas ; tu veux rentrer, il ne veut pas non plus... Mais ça ne va pas plus loin, il ne refuse pas de manger, de s'habiller, etc... Je pense que pour le moment, on ne peut pas se plaindre. d'ailleurs, il ne dis toujours pas "non", on aurait plutôt droit à "Voui!" à toutes les sauces, surtout si il entend un son proche d'une sonnerie de téléphone. ("Vouiii?" XD je craque à chaque fois...)
Les conseils, c'est de reconnaitre à l'enfant le droit d'avoir son avis et de respecter (quand c'est possible) son choix. Et il y a des fois où ça ne pose pas de problèmes et d'autre où... ben non mais là, désolée mais je ne te laisserai pas te mettre en danger mon fils. Conclusion : ok, à nous de l'écouter et de ne pas automatiquement lui imposer notre avis. Bref, il s'agit tout simplement de respecter son enfant.

Alors dit comme ça, c'est facile hein! Y a juste un mini-souci : le mini lui, ton avis, il s'en tape. Et donc, le respect de TES besoins (genre : Arrête de crier là siteuplééééé parpitiiiiéééé, Môman a mal au crâne là/Papa vient de rentrer et est crevé) ben tu peux t'assoir dessus.
Ok, il a 19 mois, j'ai 29 ans. Je suis capable de gérer mes émotions bien mieux que lui (si si, la famille, on arrête de se bidonner, je gère trèèès bien mes émotions, je suis juste un tantinet hyper-émotive, c'est tout. ^^) Mais n'empêche, quand tu as ton pitchoun 24h/24h 7j/7j, y a un moment, t'en peux plus de ce petit dictateur en couches.  Perso, dans ses cas là, je le colle dans son lit (avec doudous, peluches et bouquins) en lui disant que c'est pas pour le punir, mais que moi, là, j'ai besoin de quelques minutes de calme, voire une heure, ça serait mieux. je n'en suis pas fière. J'ai chaque fois l'impression de lui faire faux-bond, mais voilà... Chuis sûre que la majorité des parents comprennent de quoi je parle.
Mais si quelqu'un a d'autres solutions, je suis preneuse. (autre que l'alcool merci. XD)

Ce qui nous amène au second item :

-Il/Elle hurle à la moindre frustration :
Ah bah voilà, ça c'est mon bébé! Et que dis le livre? C'est normal, son cerveau est soumis à un gros stress (et le mien avec...). Il faut lui montrer de l'empathie et lui laisser exprimer son stress (aka, lui permettre de hurler), c'est mieux que de le consoler "il a mal et a le droit de pleurer!" (moi aussi? hein, dites?)
Et là, je ne suis pas d'accord. Bien sûr qu'il a le droit de pleurer, bien sûr qu'il vit sa frustration comme un vrai drame. On ne demande pas à un petit bout de pas 2 ans de relativiser! Mais en quoi faire preuve d'empathie empêche de consoler? En quoi consoler veut dire "l'empêcher de pleurer"?
Oh! On peut très bien consoler en lui disant "Pleure, tu as le droit, c'est vrai que c'est dur ce que tu vis là, tu es triste". Pour moi, consoler n'a jamais été synonyme de "pleure pas va! c'est pas grave!".
Mais justement, parfois, je n'y arrive plus, parce que je suis fatiguée, que ma tête me donne la sensation de tenir de la pastèque et que j'ai plus le "punch" nécessaire. Alors si le câlin ne suffit pas à faire passer la crise (je supporte quelques minutes de pleurs sur mon épaules, pas 30... et pas 5 minutes de pleurs combo grosses tapes dans ta face. ) je le laisse faire sa crise en restant à proximité si le besoin d'un câlin se fait sentir.
Parce qu'un petit en colère, il frappe. Et ça, désolée, il est triste mais non, je ne laisse pas passer. Et contre cela, aucune idée de solution dans ce livre... (déçue je suis... ^^') je ne me vois pas le laisser frapper, je pense que c'est une très mauvaise habitude qu'il ne doit pas prendre. Alors je bloque les poignets et je lui fait un câlin "forcé" ou alors, je m'éloigne. Mais je ne laisse pas faire. Et je dois avouer que je suis assez démunie contre cela.
Mon pitchoun n'est pas un horrible gamin capricieux et violent, juste un petit garçon de 19 mois très émotif (comme môman) et au caractère bien trempé qui sait ce qu'il veut. Et j'espère bien qu'il gardera ces traits de caractère et qu'adulte, il saura se défendre quand il faut, mais sans violence.

Voilà, un looong article, qui part un peu dans tous les sens,  pour les Vendredis Intellos. Vous pouvez aller lire ma contribution (plus ordonnée) ici. Et n'hésitez pas à lire les autres! C'est !



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9 commentaires:

  1. Une petite fille très en colère et qui tape, j'en ai eu une à la maison, c'est ma grande. Le pire, elle s'en prenait à sa petite soeur.
    Je t'assure ça passe.
    Chez nous, il est bien évidemment interdit de taper. Nous lui avons répété sans cesse que si elle avait besoin de se défouler, et bien elle pouvait taper ses doudous, son oreiller. Elle ne le faisait quasiment jamais... Ou juste pour rigoler, en nous disant, tu vois j'ai le droit de taper mes doudous. Aujourd'hui elle a toujours une tendance à la colère, mais elle ne tape plus du tout. Elle s'assoit par terre et elle pleure.

    Pour nous, si on tape, les règles sont simples, on va se calmer seul au coin ou dans sa chambre, et ensuite on a le droit de revenir pour un calin.
    Bien souvient, je laisse les colères se passer, se calmer seules et je caline après. Il n'y a pas de spectacles sans spectateurs. Si elles ne se passent pas, je propose un calin, et si le calin est refusé, je le repropose jusqu'à ce qu'elle soit prête à passer à autre chose.
    J'ai laissé tomber d'essayer de calmer la colère de suite, c'est trop d'énergie pour un résultat assez mitigé.

    Une autre arme que j'utilise c'est l'humour. Dur dur d'avoir de l'humour dans ces situations, mais ça permet souvent de désamorcer et de dédramatiser les choses. Par exemple, hier soir ma deuxième fille ne voulait pas se coucher, elle pleurait mais je ne savais pas trop pourquoi. Au final, je faisais exprès de lui raconter n'importe quoi. Je lui demandais tu as mal au pied ? En lui montrant la tête. Tu as mal à la main ? En lui montrant le nez. On a rigolé comme ça deux minutes, et la crise était passée. Elle s'est couchée sans soucis.

    Les enfants, contrairement à bien des adultes ne développent pas de rancunes et ils acceptent souvent la diversion et passent facilement d'une grosse colère à la rigolade.

    Une autre astuce pour ton histoire de bottes. Lui proposer les tongs, le maillot de bain et les lunettes de soleils pour sortir sous la pluie en rigolant. La plupart des cas, ils connaissent bien les règles et savent qu'on ne met pas tout ça pour aller sous la pluie. La proposition incongrue le fera rire et il oubliera qu'il ne voulait pas mettre les bottes. Il suffit de lui expliquer qu'avec les bottes il pourra sauter dans les flaques d'eau, alors qu'avec les tongs, il ne pourra pas !

    Quand je les isole dans leur chambre, je leur explique après coup que moi aussi j'ai mes limites et je n'aime pas qu'on m'hurle dans les oreilles. Par conséquent, ce n'est pas en m'hurlant dessus que je répondrais à leur demande. Ca peut sembler vain sur un enfant de 18 mois qui ne parle pas beaucoup. Mais il va grandir et ça va porter ses fruits.

    Mais la frustration y est beaucoup dans ces colères. Notamment la frustration de ne pas être compris. Ma deuxième fille qui a deux ans a un vocabulaire très développé. Très tôt elle a su se faire comprendre et elle a développé beaucoup moins de frustrations. Quand elle n'est pas contente elle le dit "Tu n'es pas gentille" et c'est beaucoup plus agréable que de se faire frapper.

    Et une dernière chose, l'empathie consiste à se mettre à la place de quelqu'un pour comprendre ce qu'il ressent. Dans le cas d'un enfant, c'est pour moi comprendre qu'il puisse être frustré et pourquoi. Ce qui ne veut pas dire lui céder, mais lui montrer qu'on a compris, que sa colère est légitime mais selon les cas, ça ne change rien à la décision prise par ses parents...

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    1. Merci de ton commentaire.
      Faudra que j'essaie, l'humour. ^^
      Sinon, j'essaie au maximum de mettre des mots sur ses colères, sans parler pour lui (pas facile, il faut penser à dire "je pense que tu es..." et non pas un péremptoire "tu es...")
      Ne pas lui voler se émotions, ne pas les cacher, les accepter, même si on est fatigué etc...
      Pas toujours facile, et quand je n'en peux plus, je le mets au lit tout en lui disant que c'est parce que moi, je suis fatiguée et que là, je ne peux plus. Mais que ce n'est pas une punition et que je l'aime gros comme ça.
      Au vu des commentaires sur le site des VI, je pense investir dans la peluche "bouc émissaire" sur laquelle il aura le droit de passer sa colère. On verra bien si ça fonctionne.
      Sinon, il faudra que l'on prenne notre mal en patience et attendre que cette phase de son développement soit derrière nous. ;)

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    2. J'ai du mal à dissocier l'empathie de la sympathie. Du coup, bien des fois, je lui dis qu'il a le droit d'être fâché car je l'empêche de faire ce qu'il veut, mais que je ne changerai pas de décision pour autant, tout en lui proposant un câlin. J'ai donc du mal avec la position de I.Filliozat qui recommande de ne pas consoler. ^^ Sans doute que j'ai mal compris ce passage. ^^'

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    3. Oui ne pas consoler est aussi un mystère pour moi.

      L'humour on ne s'en servait pas pour la première au début. Déjà je n'imaginais pas qu'un enfant si petit puisse avoir de l'humour. Et bien en fait si, ils manient ça super bien...
      Mais c'est un vrai exercice de pallier à la colère par de l'humour (sans tourner en dérision, ni se moquer !). Le premier réflexe face à quelqu'un en colère c'est de se mettre soi même en colère !

      Quelque chose qui aide pour ce qui est "différenciation" c'est aussi de se demander pourquoi on s'oppose à ce qu'il veut... Est-ce vraiment utile ? Ou est-ce que cette fois ci je peux lâcher du lest ? Est-ce que je ne veux tout simplement pas avoir raison sans que cela soit justifié ?

      Mais il y a des moments où je leur dis, c'est comme ça et pas autrement. Ca m'arrange que ça soit comme ça et je n'ai pas envie de faire autrement aujourd'hui.

      Sur les VI j'ai vu le commentaire de quelqu'un qui disait que cet âge est difficile parce qu'on met en place des choses dont le résultat arrive bien plus tard et je peux te dire que c'est vrai. Ma grande commence tout juste à formuler des choses qu'on lui dit depuis 2 ans et ça fait plaisir (elle m'a dit dernièrement : "même quand tu es en colère maman, même quand je fais des bêtises, tu m'aimes quand même !")

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    4. je viens tout juste de lire ton commentaire.
      je plussois on ne peut plus.

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    5. Oui, j'ai appris a lâcher du lest sur les choses qui, finalement, ne sont pas graves. (style, tu veux commencer le repas par la compote? Pas de pb mon fils! ^^)
      Là où je ne lâche rien, finalement, c'est quand il se met en danger, ou qu'il risque d'abimer des choses (style : non, on ne tape pas dans les baies vitrées du salon avec ses balles en bois.)
      Et surtout, j'essaie de toujours lui reconnaitre ses émotions, ne pas lui enlever le droit d'être triste, fâché ou effrayé, même si pour moi, ce n'est pas grand chose. C'est lui qui sait comment il ressent les choses, pas nous. ;)

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  2. mmm la typique description de mon fils ainé. C'est un vrai émotif comme sa môman, il se fâche pour un rien, s'enthousiasme pour un rien aussi. ce ne sont pas de caprices car c'est un enfant raisonné pour ses 8 ans mais je sens vraiment un surplus d'émotion qu'il n'arrive pas à contrôler. Nous arrivons à canaliser peu à peu tout çà ne particulier ne passant du temps seul avec lui, en le responsabilisant, en le valorisant et en lui faisant faire du sport. Ces triats de caractère sont accentués par la fatigue.

    Le dernier a le même type de caractère mais nous avons trouvé le moyen de le detourner de ces obsessions. Il a beaucoup d'humour. Bon pis c'est un troisième, nous avons le mode d'emploi.

    Le deuxième est une crème, en plus l'andouille est précoce. Par contre il parle tout le temps, et très fort quand il est fatigué. ( otut mon pèere d'ailleurs ). Il est roublard aussi et a bien repere que son grand frère est soupe au lait.

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    1. Je retiens les pistes que tu donnes, parce qu'effectivement, je crois qu'il est bien émotif, notre Surprise. ^^
      On verra comment il grandit, mais si il est comme moi, va falloir l'aider à apprendre à canaliser ses émotions. Et ce n'est pas facile du tout!
      On va tester la piste de l'humour pour désamorcer les crises aussi. ;)
      "roublard et a repéré que son grand frère est soupe au lait"... on dirait un peu ma petite soeur et moi. ^^' (soeurette, je t'aime! :) XD ;) )

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  3. Roublarde.. roublarde.... meuh non. C'est juste de la finesse et un peu de fourberie tout à fait assumée. :D
    Moi aussi zeu t'aime ma sœurette soupe au lait adorée. :)

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