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20 avr. 2012

Quand le jeune père a le blues


Aujourd'hui c'est vendredi (nan, c'est pas ravioli) c'est le jour du neurone!

J'ai été interpellée dans la semaine par un article parlant du babylues paternel ou dépression du post partum paternel. (je préfère d'ailleurs parler de dépression, babyblues... ça me semble trop gentillet comme appellation, si tu as vu le sketch de Foresti sur la grossesse, tu comprends de quoi je parle. ^^)

Bon, nous, on n'a pas connu (et tant mieux!), ni de mon coté, ni du sien. Mais oui, je n'y avais pas pensé en ces termes, mais ça me semble logique et réaliste que les mères n'aient pas la main-mise sur cette maladie.
C'est vrai qu'on sait bien qu'une partie des pères ont du mal à savoir où est leur place de père. Parfois même, c'est la mère qui ne leur en laisse pas. (J'ai connu quelqu'un qui m'a dit que pendant le premier mois de son aîné, toute personne voulant le prendre dans ses bras devait lui demander et se désinfecter les main avant : le papa compris. Ça doit être potentiellement déstabilisant pour le père. Elle n'en était pas particulièrement fière, mais ça avait été une réaction viscérale et non rationnelle.)

J'ai l'impression aussi, qu'il n'est pas toujours facile pour un homme, de pouvoir dire "ça ne va pas. Je suis paumé. J'ai peur de mal faire". Parce qu'on nous montre encore trop souvent une image de l'homme : fort, qui sait tout, qui fait tout (sauf le ménage et la cuisine) et qui ne pleure pas.

Je sais que ce n'est déjà pas facile pour une maman, de dire qu'elle ne va pas bien, qu'elle n'en peut plus, qu'elle est crevée, qu'elle en a marre d'être seule chez elle, en tête à tête avec son petit bout (même si elle l'adore). Qu'elle est perdue entre les conseils du médecin, de la sage-femme, de la puèr, de la nounou, du mari, de sa mère, de sa belle mère, de Tata Micheline et de la voisine et du voisin au roquet. (Oui je caricature et non, moi, j'ai pas eu droit à tout ça. Ouf! ^^)
Mais je crois que pour un homme, dire (pour ne pas dire "avouer") ces mêmes choses, c'est encore plus dur. Je crois que le regard des autres, de la société, est tout aussi dur et en plus, on n'en parle pas, de ces pères dépressifs. c'est tabou.
La dépression du post-partum chez la mère commence à être bien connue. On en parle. On recommande aux femmes d'appeler à l'aide quand besoin est.
Mais les hommes eux... est ce qu'on fait bien attention à eux?

Et toi, tu en pense quoi?

Pour lire mon article des Vi sur le sujet, c'est par ici!


6 commentaires:

  1. je n'en pense pas grand chose de plus que toi car tu as parfaitement tt bien résumé je trouve ! c'est exactement ça

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    1. Merci du compliment. :)
      J'espère que de jeunes (ou moins jeunes) pères viendront nous donner leur point de vue, leurs vécus. J'vais pitet commencé par demander à mon homme à moi ce qu'il en pense. ^^

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  2. C'est vrai que personnellement, adepte des émissions genre "Toute une histoire" et "Les maternelles", j'en avait déjà entendu parler.
    Mari chéri lui m'a fait plutôt la dépression post-DPA. Genre plus la date d'accouchement approchais, plus il filait se bourrer la gueule avec ses potes !
    Après, c'est vrai qu'il a tendance à ne pas avouer ses faiblesses, et ça peut devenir très dangereux ça. Genre un après-midi où je suis absente, Mari chéri est tellement crevé qu'il n'entend pas Fils d'amour se réveiller de sa sieste...et va savoir depuis combien de temps il pleurait quand je suis rentré...

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    1. Dépression post ou pré-dpa? Ça lui faisait peur d'être père?

      Argh, pas cool pour fils d'amour le coup de la sieste. Pauvre Loulou. Son père ne devait pas être très fier. Il devait être sacrément crevé.
      C'est sur que bon, c'est pas le problème qu'ils fatiguent, mais si ils ne le disent pas et font les forts, on ne va pas deviner...et du coup, on ne pourra pas agir en conséquences et s'adapter. :)

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  3. Je n'en avais pas entendu parler. Mais là, je me dis que c'est peut être un peu ce que nous a fait mon homme les premiers mois de la grande, d'autant plus qu'on sortait d'une période difficile

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    1. C'est pour ça que ça me semble important qu'on en parle. Il faut que les personnes soient informés, pour appeler à l'aide avant d'être vraiment trop mal.
      Par contre, comme je dis dans l'article, je n'ai pas aimé le coté culpabilisant du discours, et le fait de ne s'inquiéter du problème que par rapport à l'enfant.

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